Plegaria
Tango
Música: Eduardo Bianco
Letra: Eduardo Bianco

 



Plegaria que llega a mi alma
al son de lentas campanadas,
plegaria que es consuelo y calma
para las almas desamparadas.
El órgano de la capilla
embarga a todos de emoción
mientras que un alma de rodillas
¡pide consuelo, pide perdón!

¡Ay de mí!... ¡Ay señor!...
¡Cuánta amargura y dolor!
Cuando el sol se va ocultando
(una plegaria)
y se muere lentamente
(brota de mi alma)
cruza un alma doliente
(y elevo un rezo)
en el atardecer.

Murió la bella penitente,
murió, y su alma arrepentida
voló muy lejos de esta vida,
se fue sin quejas, tímidamente,
y di en que noche callada
se oye un canto de dolor
y su alma triste, perdónala,
toda de blanco canta al amor!

 

Prière qui me monte à l’âme
du son des cloches accompagnée
prière qui console et calme
toutes les âmes abandonnées.
L’orgue plaintif de la chapelle
accable chacun d’émotion
tandis qu’à genoux l’âme appelle
le pardon, la consolation.

Pauvre de moi !... Hélas seigneur !
Que d’amertume et de douleur !
Quand le soleil va déclinant
(une prière)
et qu’il meurt lentement
(de moi s’élève)
passe une âme souffrante
(et je lance un cantique)
dans le couchant.

Morte est la belle pénitente,
morte, et son âme repentie
a volé loin de cette vie,
s’en fut sans pleurs, timidement,
dis-moi en quelle nuit sans bruit
on entend la douleur d’un chant
et pardonne à son âme triste
de chanter l’amour tout en blanc!

(Comme souvent, le tango est plus beau par sa musique que par ses paroles, à l'écriture un peu mièvre, un peu convenue, même s'il n'y a pas lieu de mettre en doute leur sincérité). A n'en pas douter Eduardo Bianco est meilleur musicien que parolier ( et sans doute meilleur dans sa musique que dans ses choix politiques).